Caravane de campagne : les détails
Patrick Morier-Genoud | 31 janvier 2007Retrouvez tous les lieux de la caravane de campagne.
Retrouvez tous les lieux de la caravane de campagne.
Dans la vie de tous les jours, je rencontre des hommes et des femmes qui me disent : « A moi, on ne m’a jamais donné le bon jeu, les bonnes cartes, parce qu’il y a dans ce monde ceux qui gagnent et ceux qu’on écarte. »
Cette révolte sourde, je l’ai en permanence dans ma tête. Elle guide mes engagements. Elle donne force et espoir pour changer la société.
Ceux et celles qui sont les « sans-pouvoirs » de ce canton, que l’on méprise, que l’on écarte, que l’on oublie sur le bord du chemin, doivent savoir que rien n’est fatal. Ensemble, nous pouvons gagner la lutte contre les injustices, contre la résignation et l’arrogance des plus puissants.
La politique doit être partage, amitié, confiance, un bout de chemin que l’on fait ensemble, un projet que l’on fait vivre pour rendre ce monde plus tendre, plus juste et plus humain.
Ce bout de chemin, je vous propose de le faire ensemble. Dans la vie de chaque jour, dans la moindre des résistances, dans chaque acte de solidarité et de partage, mais aussi en étant au Gouvernement du canton, avec une nouvelle majorité qui fasse reculer l’insécurité sociale.
Reçu ce week-end deux petits fascicules de Patrick Moser: des nanotextes. Les nanotextes sont un genre littéraire particulier, un nouveau style de nouvelles, qui se lisent entre les lignes. Patrick Moser s’est installé dans cette forme, notamment dans son recueil “Tu ne voleras pas”, paru aux Editions Castagniééé. Tiens, un certain Yann Gerdil-Margueron (journaliste-réalisateur du Feuilleton de la RSR) semble aussi s’inscrire dans ces micro-textes avec “Le Bruit de la pelle”.
La nouvelle de Patrick Moser intitulée “Icare” est une ode, une fable à la gratuité des transports publics: le parcours, la résistance d’un homme seul contre la machinerie de la billeterie et des contrôles. Tiens, on pourrait distribuer cette nouvelle dans les bus pour lancer le débat su la nécessaire gratuité du réseau !
Samedi 27 janvier, nous partons tôt le matin avec Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard pour rejoindre ensemble les stands de nos partis. Trois villes, trois ambiances différentes, trois équipes militantes: Nyon, Renens et Lausanne. Il faut bien constater que tous les partis ont la fâcheuse habitude de se mettre en grappe, postés au même endroit. Le citoyen les repère rapidement et exécute un détour étudié… Il faut alors partir sur des chemins de traverse, aller à la rencontre là où il s’y attend le moins.
Jolie découverte au marché de Nyon: une boucherie-charcuterie qui fabrique des excellents petits pâtés maison aux saveurs de cumin, la boucherie Michel Spaeth de la Rue de la Gare. Et la cidrerie artisanale Nicolas Pradervand de Signy, qui fut la médaille d’or 2006 du concours romand des jus de pomme.
Juste avant de rejoindre la Palud à Lausanne, un chocolat chaud pris à la nouvelle Couronne d’Or (dans l’îlot Riponne-Tunnel) fut un grand moment de plaisir, avec un goût de reviens-y. Cet endroit n’a rien perdu du passé de Madame Panchaud, il est bichonné, étudié pour des tablées qui vont refaire le monde.
Le référendum contre la 5ème révision de l’AI a été déposé à Berne le 25 janvier. Ce ne fut pas un mince pari pour le groupe parlementaire “A Gauche toute ! que de réussir à fédérer autant d’organisations, d’associations, de partis, de syndicats et surtout de faire aboutir ensemble ce référendum que les grandes organisations ne voulaient pas.
Evidemment, comme d’habitude, pas un mot dans la presse commerciale sur le rôle joué par la “gauche de la gauche” dans cette réussite.
11.700 signatures dans le seul canton de Vaud (presque comme une initiative cantonale) et juste quelques lignes sans analyse à quelques semaines du vote populaire (17 juin) et des élections nationales… Il fallait le faire, ils l’ont fait.
A l’occasion de ces élections de mars 2007, un certain nombre de journalistes se déplacent dans les congrès, les conférences de presse, les fêtes, les meetings uniquement pour alimenter leur blogue. J’ai réussi à en dénicher un pendant son activité favorite.
Philippe Martinet, candidat vert au conseil d’Etat, s’est mis à table au Lausanne Palace. Devant le micro pas caché de la Radio suisse romande le 16 janvier dernier, voilà qu’il balance des tirades assassines envers un ancien conseiller d’Etat vaudois : «Out… Sans jus…Out of use».
Le chef de service vert saupoudre ses méchancetés d’anglicismes. Mais sur qui tire-t-il ces si méprisants traits? Sur l’icône des verts vaudois ! Philippe Biéler, ancien conseiller d’Etat qui s’est mis au vert.
Martinet vaut mieux l’avoir comme adversaire ! Parce qu’en famille il balance, ont pu se dire les auditeurs de las Première. Si Philippe Biéler se sentait vraiment «out of use », il pourrait aller se retaper la santé à «La Bonne combine».
C’est là que le conseiller d’Etat vert, François Marthaler, a choisi d’aller. Si jamais son fraternel colistier, Philippe Martinet, le doublait au premier tour des élections.
La RSR a donné le 1er janvier le coup d’envoi de la joute de 2007: le match gauche-droite. A Forum, il se joue en trois rounds: les élections au Conseil d’Etat vaudois, les élections aux présidentielles françaises et les tensions au sein du Conseil fédéral.
Le champion du jour était Philippe Leuba, candidat de la droite libérale. A lui l’honneur, le Libéral a ouvert le feu. Allait-il déboulonner d’un coup d’estoc fatal son adversaire Pierre-Yves Maillard?
Les arguments de la droite à la radio étaient des pétards mouillés. «Si la gauche passe, le contribuable payera plus d’impôt. Si la gauche passe on ouvrira un local d’injection à Lausanne.
Pour l’augmentation des impôts, PYM a démenti. Quant au local d’injection, sur la place de la Riponne, on rencontre une poignée de gens qui souffrent. Des toxicomanes en danger mais pas dangereux. M. Leuba veut les utiliser faire peur aux électeurs. Raté. Mais que pense-t-il du salaire minimum ?
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