Salle de classe ou stade ?
Alain Hubler | 28 février 2007Sur le site de l’Association vaudoise des femmes radicales, on trouve un texte datant du 17 janvier 2006 dans lequel Jacqueline de Quattro s’exprime à propos du sport. Extraits :
« Mais le sport à haut niveau perd aujourd’hui ses valeurs éducatives : La performance vise l’exploit, le succès. Elle engendre une pression extrême (…) »
Puis, un peu plus loin :
« La compétition est la recherche simultanée par plusieurs personnes d’un même résultat. Cette notion comprend la suprématie, la concurrence et la rivalité. (…) Or, le sport n’a de sens que s’il participe à la construction d’une personne. »
Et enfin :
« À la veille des Jeux 2006, je forme comme voeu que le sport redevienne ce qu’il doit être : une philosophie, un art de vivre et un facteur de cohésion sociale. »
Presque une année plus tard, le 22 janvier 2007, dans la série de débats entre candidats au Conseil d’Etat organisés par 24 heures, la même Jacqueline de Quattro délivrait ses recettes pour l’école :
« J’aimerais aussi que l’école renforce l’esprit critique de nos jeunes et leur redonne le goût de l’effort et de la compétition. »
Donc en résumé, il faut soustraire le monde du sport à la compétition et la réintroduire à l’école. Tout cela parce que la compétition nuit à la construction de la personne et à la cohésion sociale.
Moi qui croyais que c’était justement l’école qui devait contribuer à la construction de la personne et à la cohésion sociale. C’est fou ce que je suis naïf …






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