Michel Bühler, la tendresse de nos luttes
Josef Zisyadis | 17 juin 2008Le dernier CD de Michel Bühler vient de sortir en catimini, en plein eurofoot. Confectionné artisanalement, mijoté dans un placard à chaussures, “Passant” est une bouffée de tendresse dans un monde de salauds.
Entre une ode à la décroissance et un cri “La Boillat vivra”, j’ai retrouvé les accents qui nous donne envie de lutter, de résister: “Café arabe” en Palestine, “Année 30″ en Suisse, “Soleil de plomb” au coeur de l’Europe forteresse.
La modestie de Bühler est légendaire, un peu comme celle des Vaudois dont il fait l’éloge semi-moqueuse. Mais, ses chansons possèdent le souffle des hommes libres. C’est notre Théodorakis de ce coin de pays. Combien de fois n’avons-nous pas murmuré ses chansons au coeur de nos luttes…
“Est-ce qu’on exagère
A vouloir le beau temps
Suivrais-je une chimère
Suis-je trop innocent
Je rêvais d’hommes frères
J’en rêve follement”.













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