Chauffards: et si on bridait les véhicules ?
Josef Zisyadis | 20 novembre 2008J’entends beaucoup de propositions dans le plus pur style sécuritaire sur les chauffards. Il y a à boire et à manger dans les idées les plus farfelues sur ce pur phénomène de la société productiviste et capitaliste.
La première hypocrisie est celle de permettre la mise en circulation de véhicules qui peuvent rouler à des vitesses supérieures à celle de la législation. A combien la vitesse maximum sur nos routes ? 120 km/h non ? Alors pourquoi, les pouvoirs publics ne brident pas à l’origine tous les véhicules à 120 au compteur ? Pourquoi on ne force pas les constructeurs ? Ce serait déjà cela de pris sur l’inconscience meurtrière…
Mais on ne le fera vraisemblablement pas, car les accidents mortels, les blessés de la circulation sont devenus une véritable filière économique, une structure de société qui accroît le PIB (hé oui…).
Or, pour le simple citoyen, l’ensemble du dispositif, qui est lié au dépassement de la vitesse autorisée des véhicules, entraîne des dépenses gigantesques: organisation de secours rapides, renforcement policier, coordination sanitaire, assurances, charge d’invalidité, pensions, consommation médicale, augmentation de la pollution, maladie et absentéisme économique.
La liberté individuelle en la matière est une hypocrisie d’Etat.
Je vais proposer à la prochaine session du Parlement le bridage des véhicules.







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